(sur Gustave Doré)
deux amants
d'une âme
engloutis
dans l'avenir
des vivants
nicolas vasse
(sur Escher)
vol déchirant
encore moulins
églises
villages
les bombardiers
étirent les champs
le nuage approche
accrochés au
(sur Otto Dix)
couleurs de sable
brumes et nuages toxiques
l'homme marche
et s'y enfonce
trop loin
de sa légèreté
(sur Franz Kline)
une fenêtre
à coup de brosses noires
sort
glisse
sur ses perspectives
un blanc mat
et un autre
perforant
la grisaille reléguée
tapis à l'écart
(sur la seconde toile de Patricia Ribet)
montagne-tempête
le ciel se mêle
aux éléments
de la terre
aveugle
"eau forte et aquatinte de Marie Alloy"
la brindille
simili d'arbuste
fragmente
son survivre
le vent trop froid
fige l'humidité
des ombres se répartissent
dans l'espace dans la pièce
grande et lugubre
une entrée boit les silhouettes
une seule lumière
un trou d'espérance
où s'engouffrent
les gargouilles